24 septembre 2011

La femme en vert

41YBNPXGCQLQuatrième de couverture :

Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain.
Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions.
L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant, qui met en scène, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, une femme et ses deux enfants. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout.

Voici à nouveau le commissaire Erlendur et ses adjoints Elinborg et Sigurdur Oli dans un récit au rythme et à l'écriture intenses et poignants, aux images fortes et aux personnages attachants et bien construits. La mémoire est comme toujours chez Indridason le pivot de ce roman haletant, qui hante longtemps ses lecteurs.

Un Indridason grand cru !

Prix Clé de Verre 2003 du roman noir scandinave et Prix CWA Gold Dagger 2005 (Grande-Bretagne).

Mon avis :

J'ai vraiment été transporté par cette histoire. Il y a plusieurs récits à l'intérieur de ce livre :

  1. La fille d'Erlendur qui est dans le coma
  2. Une histoire de violence conjugale pendant la seconde guerre mondiale
  3. Une fiancée qui disparait pendant la seconde guerre mondiale.

Les histoires se croisent et cela nous emmèlent les pinceaux. J'avais découvert la fin depuis longtemps mais j'ai lu ce livre avec délectation. Pour ma part, ce n'est pas le nom de la personne à qui appartiennent les ossements mais la Grande Histoire de l'Islande pendant la seconde guerre mondiale. J'ai de nouveau passé un super moment avec cet auteur. Je vous le conseille vivement.

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28 juin 2011

Hypothermie

41gY2cfhheLRésumé :

C'est l'automne. Maria, une femme d'une cinquantaine d'années, est retrouvée pendue dans son chalet d'été sur les bords du lac du Thingvellir par Karen, sa meilleure amie. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite de Karen qui lui affirme que ce n'était pas "le genre" de Maria de se suicider. Elle lui remet une cassette contenant l'enregistrement d'une séance chez un médium que Maria est allée consulter afin d'entrer en contact avec sa mère décédée deux ans plus tôt, qui lui avait promis de lui envoyer un signe de l'au-delà. Aussi dubitatif que réticent, Erlendur lui promet d'écouter l'enregistrement tout en lui répétant que ni l'enquête ni l'autopsie n'ont décelé le moindre élément suspect. L'audition de la cassette le convainc cependant de reprendre l'investigation à l'insu de tous. Il découvre que l'époux de Maria a eu un passé agité, qu'il a une liaison avec l'une de ses anciennes amours, qu'il est endetté et que Maria possédait une vraie fortune. Une intrigue parallèle nous raconte l'histoire d'un jeune couple disparu lors d'une promenade sur le lac. Et nous avons enfin des informations sur la nature des relations d'Erlendur avec son ex-épouse, Halldora.

Mon avis :

Ce livre m'a été offert par mes enfants pour le Noël 2010. Je l'ai lu en 4 jours. J'ai vraiment beaucoup aimé, beaucoup de rebondissements dans ce livre comme l'auteur sait le faire. Ce livre m'a vraiment pris aux tripes du début à la fin. J'aime vraiment cet auteur et je lirai d'autres livre de lui car je n'ai pas encore tout lu.

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25 mars 2010

L'homme du lac

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L'homme du lac
D'Arnaldur INDRIDASON

Quatrième de couverture :

En juin 2000, un tremblement de terre provoque un changement du niveau des eaux du lac de Kleifarvatn et découvre un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacées. Le commissaire Erlendur et son équipe s'intéressent alors aux disparitions non élucidées dans les années 60, ce qui conduit l'enquête vers les ambassades des pays de l'ex-bloc communiste et les étudiants islandais des jeunesses socialistes boursiers en Allemagne de l'Est, pendant la guerre froide.
Tous ces jeunes gens sont revenus du pays frère brisés par la découverte de l'absurdité d'un système qui, pour faire le bonheur du peuple, jugeait nécessaire de le surveiller constamment.
Erlendur, séduit par un indice peu commun, une Ford Falcon des années 60, et ému par l'amour fidèle d'une crémière abandonnée, s'obstinera à remonter la piste de l'homme du lac dont il finira par découvrir le terrible secret.
Indridason nous raconte une magnifique histoire d'amour victime de la cruauté de l'Histoire, sans jamais sombrer dans le pathos. L'écriture, tout en retenue, rend la tragédie d'autant plus poignante
.

Mon avis :

C'est mon deuxième livre de cet auteur et j'aime beaucoup ces histoires. Nous apprenons beaucoup de la vie des islandais et dans cet opus il mous parle de la guerre froide et les désillusions de beaucoup de jeunes islandais. L'histoire est bien ficelé et nous trouvons l'assasin qu'à la fin du livre. J'ai apprécié la façon que l'auteur nous apprend comment les noms de famille islandais sont formés (page 333 du livre). Je ne peux que vous conseiller de le lire.

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17 janvier 2010

Rhinocéros

jeudi 14 février 2008

Rhinocéros de Ionesco

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Voici le résumé paru sur Wikipédia,
mon avis, très personnel, est à la fin du résumé.

Un résumé rapatrié de mon autre blog

Rhinocéros d'Eugène Ionesco est une pièce de théâtre en trois actes écrite en prose créée dans une traduction allemande au Schauspielhaus de Düsseldorf le 6 novembre 1959, publiée en français à Paris chez Gallimard la même année, et créée dans sa version française à Paris à l’Odéon-Théâtre de France le 22 janvier 1960.

Pièce emblème du théâtre de l'absurde au même titre que la Cantatrice Chauve, la pièce dépeint une epidémie imaginaire de "rhinocérite", maladie qui effraie tous les habitants d'une ville et les transforme bientôt tous en rhinocéros.

On l'interprète habituellement comme une métaphore de la montée du nazisme dans les années 30 ou de la collaboration en France durant la Seconde Guerre Mondiale.

Résumé

Cette pièce se divise en trois actes, chacun montrant un stade de l'évolution de la "rhinocérite".

  • Acte I

Dans l'acte I, les rhinocéros en liberté provoquent tout d'abord l'étonnement et choquent les personnages. Jean ne comprend pas que cela puisse être possible, il énonce même clairement "cela ne devrait pas exister". L'épicier s'énerve en voyant la ménagère partir avec son chat ensanglanté "Nous ne pouvons pas nous permettre que nos chats soient écrasés par des rhinocéros ou par n'importe quoi !". Comme à la montée de chaque mouvement fasciste, les gens sont tout d'abord effrayés.

  • Acte II

Durant l'acte II, les habitants commencent à se transformer en rhinocéros et à suivre la rhinocérite. C'est là que l'on remarque les premières oppositions clairement marquées, selon Botard c'est "une histoire à dormir debout !", "c'est une machination infâme". Ce dernier ne veut pas croire en la réalité de la rhinocérite comme certains ont pu nier la montée du nazisme. Les personnes commencent à se transformer en rhinocéros : c'est le cas de Monsieur Boeuf, rejoint ensuite par sa femme, "je ne peux pas le laisser comme ça" dit-elle pour se justifier. Les pompiers sont débordés, le nombre de rhinocéros augmente dans la ville. Ensuite, Jean, personnage si soucieux de l'ordre au départ et si choqué par la présence de rhinocéros en ville se transforme en rhinocéros, sous les yeux désespérés de son ami Bérenger. On assiste ainsi à la métamorphose d'un être humain en rhinocéros. Jean est tout d'abord malade et pâle, il a une bosse sur le front, respire bruyamment et a tendance à grogner. Puis il verdit de plus en plus et commence à durcir, ses veines sont saillantes, sa voix devient rauque, sa bosse grossit de plus en plus pour former une corne. Jean refuse que son ami appelle un médecin, il parcourt sa chambre tel une bête en cage, sa voix devient de plus en plus rauque et Jean émet des barrissements. Selon lui, il n'y a rien d'extraordinaire au fait que Boeuf soit devenu rhinocéros, "Après tout, les rhinocéros sont des créatures comme nous, qui ont le droit à la vie au même titre que nous !", lui qui était si cultivé, si littéraire, il proclame soudain "l'humanisme est périmé ! Vous êtes un vieux sentimental ridicule."

  • Acte III

Enfin, à l'acte III, tout le monde est rhinocéros. Bérenger est le seul à réagir normalement et à ne pas trouver cela normal. Il s'affole et se révolte contre la rhinocérite. Dudard miniminise la chose puis devient rhinocéros car son devoir est "de suivre [ses] chefs et [ses] camarades, pour le meilleur et pour le pire. Daisy refuse de "sauver le monde" et suit les rhinocéros qu'elle trouve soudainement beaux, dont elle admire l'ardeur et l'énergie. Finalement, après avoir hésité, Bérenger décide de ne pas capituler : " Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu'au bout ! Je ne capitule pas !"

Interprétation

Il s'agit d'une fable dont l'interprétation reste ouverte. L'une de ces interprétations peut-être plus évidente serait la dénonciation de tous les régimes totalitaires (nazisme, stalinisme et autres) et du comportement de la foule qui suit sans rien dire, du stéréotype (d'où la métaphore avec un rhinocéros), par peur de ce régime. Ionesco dénoncerait plus particulièrement l'attitude des Français aux premières heures de l'Occupation. Il dénoncerait aussi le fait que tous les totalitarismes se confondent pour attenter à l'humaine condition et transformer en monstre le meilleur des hommes, que ce soit les intellectuels (représentés par "le Logicien"), ou même les personnes comme Jean, épris d'ordre. Bérenger, dont le spectateur découvre la mutation tout le long de la pièce, lui, est le seul à résister face à l'épidémie de "rhinocérite". C'est le seul à avoir des réactions normales face à cette épidémie : « Un homme qui devient rhinocéros, c'est indiscutablement anormal ». Il représente la résistance qui, petit à petit, se forme lors de la Seconde Guerre. Ionesco utilise, dans son œuvre, l'absurde et le comique, pour accentuer ces faits. Quand Ionesco écrit cette pièce, Ceauşescu est au pouvoir dans son pays, la Roumanie. Dans Rhinocéros, il souhaite aussi dénoncer ce qui se passe dans son pays.

Une satire sur les comportements humains & leur influence face à la montée d’une idéologie ;

Il ressort bien qu’un phénomène minoritaire mais violent entraîne l’incrédulité des habitants qui le rejettent dans un premier temps ; cependant ce rejet est suivi d’une indifférence quand le phénomène s’amplifie, les gens commençant à s’habituer à ce qui les repoussaient. Un point crucial mis en avant par Ionesco est la passivité du peuple qui assiste à cette montée en puissance.

Par la suite un basculement important s’opère à savoir l’extension du mouvement qui rallie de plus en plus de personnes ; Ionesco souligne bien la capacité d’un tel phénomène à rallier des gens différents autour d’un thème central (ici la sauvagerie) & le fait qu’il profite des frustrations & autres déceptions de chacun.

Enfin, une fois le phénomène étendu, l’auteur suggère l’uniformité, la masse ayant adhéré en totalité, ne restant qu’une seule personne, celle dont justement on raillait la rêverie & l’inaction, pour résister & s’opposer lucidement face à cette folie collective.

Métaphore des systèmes totalitaires & des idéologies émergentes, le Rhinocéros est en quelque sorte un témoignage du comportement humain face à un mouvement extrémiste : la peur, le rejet puis l’habitude, la passivité & en fin la conversion de tout un chacun qui s’y retrouve & peu y exprimer ses frustrations profondes.

Ce livre est aussi une démonstration du conditionnement inhérent à la condition humaine & de la solitude de l’homme lucide.

Originalité de l'oeuvre

  • Le dérèglement du langage

Comme dans la plupart des pièces de Ionesco, l'auteur utilise pour symboliser une dérive d'un mode de pensée, un dérèglement de la parole. Ce dérèglement apparaît à plusieurs reprises dans la pièce, mais le passage le plus significatif est le discours du logicien au vieux monsieur. En effet ce passage est une série de faux syllogismes utilisés par le logicien pour "séduire" le vieux monsieur et le convaincre de la grandeur de la logique.

  • Un esprit de système

On peut rapidement remarquer que les personnages présents dans la pièce (à l'exception de Bérenger) sont enfermés dans un esprit de système. En effet le logicien ne pense et n'analyse la situation qu'en utilisant la logique, laquelle lui permettrait de tout comprendre. Il ne peut réfléchir qu'en tant que logicien tout comme Monsieur Papillon qui ne pense qu'en tant que directeur. D'autre part on remarque que Jean est enfermé dans un esprit plein d'idées d'extrême droite (grandeur de la force, de la volonté) alors que Botard semble être d'extrême gauche. Ainsi Ionesco montre à travers cette caractéristique que tout esprit de système aboutit à l'acceptation de l'inacceptable (Dans la pièce, la transformation en rhinocéros)

Mon avis :

J'ai eu beaucoup de difficultés à comprendre le 1er acte, donc j'ai été aux informations sur internet et je suis tombée sur le résumé de Wikipédia retranscrit plus haut. Je n'ai pas aimé cette pièce dejà que je n'aime pas lire les pièces de théâtre mais là sur l'absurde c'est "nul". Une fois que j'ai remplacé les rhinocéros par les nazis, j'ai mieux compris mais c'est une pièce que je ne rerlirazi pas et que je n'irai pas la voir jouer.

Posté par toinette80 à 16:48 - Livres lus en 2008 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Il est très difficile d'"entrer" dans une pièce de théâtre en la lisant. Je ne connais pas "Rhinocéros" mais, au théâtre, j'ai eu l'occasion de voir " la leçon" et "le roi se meurt". La mise en scène, le jeu des acteurs, le décor, les costumes sont aussi des indications, des indices pour nous permettre de comprendre une pièce et d'entrer dans le monde de son auteur. Ici tu es hors contexte et les notes scéniques de la pièce sont souvent lourdes pour une lecture. J'attends ton avis sur Orsenna avec impatience et intérêt. Et je suis fascinée : tu lis plus vite que ton ombre. Je me sens vraiment très très lente. Bonne soirée, Astrid, et à bientôt. Anne.

Posté par 4nn3, jeudi 14 février 2008 à 18:06

Posté par toinette80 à 08:15 - - Commentaires [4] - Permalien [#]